Convertisseur timestamp Unix ↔ date

Collez un timestamp, l'unité est détectée ; tapez une date, le timestamp suit. Et, ce que les autres convertisseurs ne font pas, le timestamp NTP tel qu'il circule sur le réseau. Tout se calcule dans votre navigateur : rien n'est envoyé.

Timestamp actuel
——————————
Mesure de l'heure sur notre serveur…
Format AAAA-MM-JJ HH:MM:SS, fraction de seconde facultative. Un suffixe Z ou +02:00 l'emporte sur le fuseau choisi.
Date lisible—
Secondes—
Millisecondes—
Microsecondes—
Nanosecondes—
ISO 8601 (UTC)—
RFC 3339 (fuseau choisi)—
RFC 2822 (fuseau choisi)—
Par rapport à maintenant—
—

« Maintenant » prend l'heure de notre serveur, mesurée comme sur Vérifier l'heure de votre machine (meilleur aller-retour sur cinq), et non celle de votre ordinateur, qui peut avoir dérivé.

Le timestamp NTP

NTP ne compte pas depuis 1970 mais depuis le 1er janvier 1900 : un timestamp NTP vaut le timestamp Unix plus 2 208 988 800 s. Il tient sur 64 bits : 32 bits de secondes, 32 bits de fraction (un pas d'environ 233 picosecondes). C'est le format hexadécimal que l'on lit dans ntpq (reftime=…) et dans les octets bruts d'une capture tcpdump ou Wireshark.

Secondes depuis 1900—
Hexadécimal 64 bits—
Ère—

Le compteur de secondes NTP est non signé : il revient à zéro le 7 février 2036 à 06:28:16 UTC, fin de l'ère NTP 0. Un champ de 32 bits ne dit pas à quelle ère il appartient ; pour l'hexadécimal, le convertisseur applique la convention de la RFC 4330 : bit de poids fort à 1, ère 0 (1968–2036) ; à 0, ère 1 (2036–2104). Le format complet est décrit par la RFC 5905.

Le problème de l'an 2038

Un entier signé de 32 bits s'arrête à 2 147 483 647 : la dernière seconde représentable est le 19 janvier 2038 à 03:14:07 UTC, la suivante déborde et repart au 13 décembre 1901. Les noyaux et les langages 64 bits ont réglé la question pour eux-mêmes ; elle reste ouverte partout où le temps est stocké sur 32 bits : formats de fichiers, protocoles, bases de données anciennes, systèmes embarqués. Le convertisseur vous prévient quand la date saisie approche de la limite ou la dépasse.

Les secondes intercalaires

Le temps Unix les ignore : il suppose des jours de 86 400 secondes. Le temps atomique international, lui, les compte : TAI − UTC = 37 s et GPS − UTC = 18 s depuis le 1er janvier 2017, valeurs confirmées par le Bulletin C 72 de l'IERS (6 juillet 2026). Le convertisseur donne l'écart en vigueur à la date saisie, d'après la table leap-seconds.list, et ne prétend rien au-delà de son expiration. L'histoire des secondes intercalaires, ce qu'elles ont cassé et l'avenir que la CGPM leur réserve : la seconde intercalaire, retour d'expérience d'opérateur.

Dans votre code

Les exemples reprennent le timestamp en cours de conversion : 1792000000.

Shell (Linux, GNU date)

date +%s
date -u -d @1792000000

macOS et BSD

date +%s
date -u -r 1792000000

Python

import time
from datetime import datetime, timezone
time.time()
datetime.fromtimestamp(1792000000, tz=timezone.utc)

JavaScript

Math.floor(Date.now() / 1000)
new Date(1792000000 * 1000).toISOString()

PHP

time();
gmdate('c', 1792000000);

MySQL / MariaDB

SELECT UNIX_TIMESTAMP();
SELECT FROM_UNIXTIME(1792000000);  -- dans le fuseau de la session (time_zone)

PowerShell

[DateTimeOffset]::UtcNow.ToUnixTimeSeconds()
[DateTimeOffset]::FromUnixTimeSeconds(1792000000).UtcDateTime

Voir aussi

Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'un timestamp Unix ?

C'est le nombre de secondes écoulées depuis le 1er janvier 1970 à 00:00:00 UTC, l'« epoch », sans compter les secondes intercalaires. Linux, macOS, la plupart des langages et des bases de données représentent ainsi un instant : un seul nombre, le même dans tous les fuseaux horaires.

Comment savoir si un timestamp est en secondes ou en millisecondes ?

À sa longueur. Pour une date de notre époque, un timestamp compte 10 chiffres en secondes, 13 en millisecondes, 16 en microsecondes et 19 en nanosecondes. Le convertisseur détecte l'unité de cette façon ; vous pouvez la forcer pour une date très ancienne ou très lointaine.

Qu'est-ce que le problème de l'an 2038 ?

Un timestamp stocké dans un entier signé de 32 bits ne peut pas dépasser 2 147 483 647, soit le 19 janvier 2038 à 03:14:07 UTC. Une seconde plus tard, il déborde et repart au 13 décembre 1901. Les systèmes qui comptent sur 64 bits ne sont pas concernés ; les formats de fichiers, les protocoles et les systèmes embarqués qui stockent le temps sur 32 bits le restent.

Quelle différence entre un timestamp Unix et un timestamp NTP ?

Le timestamp NTP compte depuis le 1er janvier 1900, et non 1970 : on l'obtient en ajoutant 2 208 988 800 secondes au timestamp Unix. Il tient sur 64 bits, 32 pour les secondes et 32 pour la fraction de seconde. Son compteur de secondes, non signé, revient à zéro le 7 février 2036 à 06:28:16 UTC, à la fin de l'ère NTP 0 ; le protocole le prévoit en numérotant les ères (RFC 5905).

Le temps Unix compte-t-il les secondes intercalaires ?

Non. Le temps Unix suppose que chaque jour dure 86 400 secondes : pendant une seconde intercalaire, le compteur répète une seconde ou l'étale, selon le système. TAI − UTC vaut 37 secondes et GPS − UTC 18 secondes depuis le 1er janvier 2017, valeurs confirmées par le Bulletin C 72 de l'IERS du 6 juillet 2026.

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